"La violence est le premier refuge de l'incompétence."

Publié le par Flex Blur

Les problèmes, la fatigue et la faiblesse me montent à la tête, et me rendent faible. Je regarde par la fenêtre et y voit un besoin de prendre l'air, déconnecté de cette horrible fausse réalité, et loin de l'étouffement de mon 9m². Encore un message et je file descendre les quatre étages d'escaliers à toute allure, en croisant un pote à qui je dis "Désolé, j'ai pas le temps !". Non en effet, j'avais pas le temps, j'avais l'esprit concentré sur deux choses : elle, et taper. Je me souvenais clairement d'un endroit auquel j'étais allé m'entraîner l'année dernière, où il y avait des arbres assez solides pour me faire les poings. En marchant, j'avais comme l'impression de dégager une aura de choses négatives. L'expression de mon visage, ma démarche, la vitesse à laquelle je marchais, tout ça reflétait mon mal-être intérieur à ce moment précis. J'avais mon baladeur aussi, j'écoutais une musique qui venait de me donner les larmes aux yeux avant de partir, tout en repensant à des choses auxquelles je pense chaque jour, et qui me rongent.
J'arrive à l'endroit désiré, les arbres sont toujours là. Et guidé par mes pas, je m'approche d'un arbre situé droit devant moi, et le frappe sans aucun contrôle, dans l'espoir qu'il me soulage de mes maux. Mais une seule frappe ne me suffit pas.
Les arbres, à défaut de rendre les coups, les encaissent bien. Ils laissent seulement des égratignures, mais je suis conscient que je les mérite. Alors je continue, jusqu'à m'épuiser, reprendre mon souffle, et continuer. J'avais mon lot d'images dans la tête mais peu m'ont servi, je m'imaginais comment certaines choses ont-elles pu se dérouler, et ça ne faisait qu'amplifier ma force. Des poings, des paumes et des coudes, ce sont les poings qui ont le plus travaillé. Celui de droite est efficace, mais celui de gauche a besoin de contrôle, de force et de résistance.
Au bout de vingt minutes, je m'apaise seulement un peu, car je me dis qu'une fois rentré, tout recommencera. Je ne suis pas calmé, je ne le serai certainement pas d'ici-là, encore une fois, le temps décidera.

Publié dans Dehors

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